Tailler, planter…

Poursuivre la plantation des fruitiers, toujours en fonction de la température, penser à praliner les racines. Garder les beaux rameaux qui serviront de greffons (voir plus bas). Commencer vos greffages par les fruitiers à noyau à partir de la mi-février. Ne pas laisser les fruits momifiés, les feuilles mortes et les fruits pourris au pied de vos fruitiers.
Continuer régulièrement les visites du fruitier afin de l’aérer et d’enlever les fruits qui s’abîment. Profiter des jours de gel pour vérifier, remettre en état le matériel. Surveiller vos arbres fruitiers : solidité des tuteurs, des attaches, des espaliers. Exécuter les traitements d’hiver, gratter mousses, lichens, vieilles écorces. Blanchir le tronc des arbres fruitiers. Bouturer Cassissier, Groseillier.

Planter les porte-greffes.

Chaque plante possède un ou des porte-greffes spécifiques, souvent proches d’un point de vue botanique. Ces derniers seront choisis en fonction de la nature du sol du jardin. Par exemple, mieux vaut greffer, si la terre est fraîche, un abricotier sur un prunier myrobolan. Le choix du porte-greffe dépend également de la forme que l’on souhaite donner à un arbre. Pour des hautes-tiges, des arbres de plein-vent, il est recommandé d’utiliser un porte-greffe vigoureux comme les francs (des plants obtenus à partir d’un semis). À l’inverse, un support peu vigoureux sert à conduire des végétaux en formes basses ou palissées.
Prélever le greffon au bon moment. Le greffon est obtenu en général avec la partie centrale d’une branche âgée d’un an dont on a éliminé l’extrémité herbacée et la base comprenant des bourgeons souvent mal formés. Les greffons sont prélevés au moment des tailles d’hiver (de la mi-décembre à janvier-février), en période hors gel. Ces derniers sont alors liés en bottes étiquetées, enterrés aux trois quarts dans du sable, puis placés contre un mur exposé au nord. Attention, ils devront être impérativement utilisés avant que leurs bourgeons ne débourrent !

Quelques porte-greffes.