1, 2, 3 : plantez !

Le 25 novembre « A la Sainte Catherine, tout bois prend racine ».

L’hiver est la bonne saison pour planter les arbres à racine nue. . Il est préférable de planter en Novembre, car l’enracinement peut débuter avant les grandes gelées. Semer des arbres fruitiers pour obtenir des francs.
Conservation des fruits : normalement en Novembre, les récoltes sont terminées, les fruits triés et stockés au fruitier ou à la cave. Le local idéal pour la conservation des fruits doit avoir une température de 3 ou 4°C pour les pommes et 1°C pour les poires, une hygrométrie suffisante (80%) et une certaine luminosité. Toutes nos caves d’amateurs sont loin de remplir ces conditions. Nos fruits se conserveront quand même, mais moins bien et moins longtemps. Le fruitier doit être aéré au moins une fois par semaine. Surveiller les fruits et retirer ceux qui sont abîmés. Consommer en priorité les fruits récoltés trop tardivement. Si des taches amères apparaissent dans les fruits, cela peut être une carence en calcium: prévoir une pulvérisation de calcium sur le feuillage l’an prochain.

Enrichir le sol sous les arbres : apport d’engrais si cela n’a pas été fait en Octobre. Dans les vieux vergers, prévoir en plus un apport de chaux. En effet, un verger adulte hautes tiges prélève de 80 à 200 kg de chaux par hectare et par an. On comprend donc qu’après plusieurs décennies cet élément finit par manquer dans la zone prospectée par les racines de nos arbres. Cette décalcification entraîne une acidification du sol qui retient moins bien les engrais. De plus la chaux est utile à la plante pour former ses tissus. Elle stimule la croissance racinaire, assure une bonne répartition des amidons et neutralise les acidités végétales. Une carence en chaux peut être favorable au développement de certaines maladies. Une tonne de chaux magnésienne par hectare serait un moyen efficace pour lutter contre le bitter-pit.

Entretien des arbres existants : remettre en état les arbres : couper soigneusement les branches cassées au cours de la récolte ou à cause d’une surcharge de fruits. L’étanchéité des grosses plaies par l’application d’une pellicule de mastic est une pratique encore utilisée par bon nombre d’arboriculteurs, mais cette action est controversée depuis quelques années car la couche de mastic emprisonnerait des bactéries qui contribueraient à accélérer la pourriture du bois. Une plaie laissée à l’air libre modifierait la teneur en lignine de son bois qui deviendrait plus résistant aux agressions extérieures. Supprimer les pousses malades. Ne tailler que par températures positives, à partir de la mi-novembre. Entreprendre en priorité les arbres âgés et les arbres à noyaux car ils supportent mal les tailles tardives du printemps. Adapter la taille aux réactions de l’arbre suite aux tailles des années précédentes. Tailler court les arbres très productifs en fruits et long les arbres qui produisent trop de bois. Vérifier la solidité et la bonne santé des tuteurs qui tiennent les jeunes arbustes

Blanchiment des troncs et charpentières: la couleur blanche du badigeon arboricole présente un avantage, elle réfléchit les rayons solaires. Elle évite de ce fait les écarts importants de température entre une nuit très froide et une journée très ensoleillée, écarts responsables de l’apparition de micro-fissures ouvrant le passage aux insectes et champignons. Elle protège(ra) aussi les écorces gonflées de sève au printemps. Les badigeons « lissants » limitent l’accrochage des parasites, des mousses et lichens et détruisent oufs et larves de pucerons et acariens. Poursuivre le traitement aux sels de cuivre pour lutter contre les maladies cryptogamiques. Poser des abris pièges contre les ravageurs (loirs, lérots), s’ils se mettent à pulluler. Ramasser et détruire les fruits restés à terre. Nettoyer à l’alcool à brûler les zones attaquées par le puceron lanigère. Couper les touffes d’herbe sèche au pied des arbres; elles pourraient servir de refuge aux campagnols. Protéger les jeunes troncs contre les rongeurs à l’aide de grillage ou d’un répulsif.